Disons le tout de suite : à notre connaissance, il n'existe aucune production non-marchande, alternative ou simplement équitable dans le milieu informatique. L'essentiel du matériel de moyenne ou basse technologie est produit à bas prix (et bas salaires) dans des pays asiatiques, le haut de gamme (les processeurs par exemple) étant l'exclusivité d'une poignée de firmes transnationales géantes, toutes américaines.
Les militantes n'étant souvent pas riches, et de toute manière pas prêts à mettre un budget conséquent dans de l'équipement informatique, c'est donc uniquement les solutions peu coûteuses et grand public qui seront abordées.
Pour le grand public, ne reste que deux architectures abordables : les machines Intel ("les PC"), à base de processeurs ix86 d'Intel ou compatibles (AMD, Cyrix, etc.) et les machines à base de PowerPC, les Macintosh d'Apple.
De notre point de vue, nous ne ferons pas de différence fondamentale entre ces deux options, d'autant que les mêmes logiciels peuvent y tourner (voir Section 2.3.2).
Évitez les grandes surfaces (matériel souvent de piètre qualité et configurations aux standards Microsoft) et les grandes marques (chers et peu compatibles). Préférez dans la mesure du possible les revendeuses indépendantes qui assemblent les machine selon vos souhaits, ce qui est probablement indispensable si vous voulez avoir le choix du système d'exploitation de votre machine. Choisissez cependant une personne compétente pour dialoguer avec celles-ci.
Pensez aussi au matériel d'occasion. D'abord, il coûte moins cher. Mais surtout, vous réduisez fortement la pollution importante générée le long du cycle de vie de ces produits (fabrication et déchets), beaucoup de métaux lourds, de solvants, de matières plastiques...
N'oubliez pas que si vous êtes constitués en association vous pouvez essayer de récupérer du vieux matériel donné par les administrations publiques (collectivités locales, universités, etc.) ainsi que par des entreprises privées. N'hésitez pas à vous renseigner, des machines « dépassées » peuvent encore faire un très bon usage dans vos locaux durant des années ! Ceci nécessitera sans doute une réinstallation du système de votre choix à la place de la configuration existante. Méfiez-vous des logiciels éventuellement vendus dans une configuration d'occasion : assez souvent, la propriétaire précédente sera dans l'incapacitée de vous transmettre les certificats de licences qui vont avec (si même elle en a le droit2.1), auquel cas, vous serez dans l'illégalité en conservant ces logiciels sur votre machine.
Achetez du matériel compatible avec les systèmes d'exploitations libres (insistez là-dessus auprès de la vendeuse et faites appel à une personne compétente pour traiter de cette question), même si vous ne comptez pas utiliser un système libre dès maintenant. Cela vous évitera de vous trouver bloqué le jour où, par exemple, vous souhaiterez installer Linux sur une de vos machines.
Que vous achetiez un ordinateur avec un système, libre ou non, et surtout si pour des raisons d'habitude ou de compatibilité avec des collègues vous devez conserver un système propriétaire, prévoyez toujours au moins trois partitions sur votre disque dur (alors que les supermarchés vous fournissent toujours un système installé sur un seul disque et une seule partition). Ceci afin de séparer vos données des programmes (en cas de réinstallation) et de laisser une partition (au moins 3 Go2.2) que vous pouvez utiliser comme espace de stockage temporaire avant d'y installer éventuellement un système libre parallèlement au système déjà installé. Il est de toute façon peut judicieux de faire de trop grandes partition sur un disque.
Les logiciels disponibles à l'utilisation sont le plus souvent munis
d'une licence d'utilisation plus ou moins complexe et
restrictive. Le logiciel est protégé par le droit d'auteur (mais n'est
pas placé sous le régime du droit d'auteur artistique ou littéraire
-- celui des «
uvres de l'esprit » selon le Code de la propriété
littéraire et artistique) et donc c'est l'auteur(souvent la
compagnie qui les emploie) qui décide de cette licence. Il est apparu
que c'est dans cet espace juridique qu'il était possible de ménager
une brèche dans le système de propriété capitaliste pour y opposer
d'autres modèles, fondés sur le partage. Il est important de savoir
lire une licence et de comprendre les enjeux qui se cachent derrière
leurs formulations.
Il est alors possible d'effectuer un classement par mode de diffusion et droits de propriétés qui caractérisent les logiciels disponibles, ceux-ci sont écrits dans la licence qui accompagne le logiciel.
Nous distinguerons :
Même si non gratuit, vous pouvez essayer un partagiciel avant de l'acheter. Ensuite, ce n'est qu'après avoir vu ses avantages et ses défauts que vous l'achèterez ou non.
Quelques licences libres : la GPL (voir Section 2.2.3), les licences dites « Artistiques », les licences type BSD, l'absence de toute licence (« domaine public »), etc.
Nous détaillons plus particulièrement la plus militante de ces licences en Section 2.2.3.
"Bien que l'on vende chaque année trois millions d'ordinateurs en Chine, leurs utilisateurs ne paient pas les logiciels. Ça viendra. S'ils doivent voler des logiciels, autant qu'ils volent les nôtres. Ils en deviendront dépendants et un jour on trouvera le moyen de le leur faire payer..."
Bill Gates, 19982.3
Lorsque vous utilisez un logiciel sous licence propriétaire, vous prenez un certain nombre de risques qu'il peut être utile d'évaluer avant de faire ce choix par rapport à l'utilisation de logiciels libres.
Certains gratuiciels qui sont financés par des entreprises mercantiles, qui intègrent des logiciels espions (spywares) qui -- par exemple -- notent à l'insu de l'utilisateur chacune des pages Web visitées et les communiquent à la maison-mère. Celle-ci peut ainsi dresser un profil nominatif associé à la personne qui a installé ce logiciel et revendre ce profil aux agences publicitaires, qui renverront des courriels publicitaires ciblés, ou affecteront la nature des publicités affichées sur les sites Web.
C'est une tentation courante que de copier un logiciel propriétaire dont on ne possède pas la licence d'exploitation (opération couramment appelée « piratage »2.4) afin de de satisfaire un besoin informatique.
Nous pensons que c'est dans la plupart des cas une mauvaise idée, pour un certain nombre de raisons que nous énumérerons ici.
Richard Stallman a créé la Free Software Foundation en 1985 aux États-Unis pour soutenir le projet GNU démarré en 1983.
L'objectif de ce projet était la création d'un système d'exploitation sous licence libre qui serait la base d'un système libre complet. La volonté de création de ce projet était clairement politique: s'affranchir de la dépendances des compagnies qui commençaient à vendre du logiciel propriétaire et promouvoir l'esprit d'échange et de partage qui prévalait alors dans le monde de la recherche scientifique.
Pour lutter contre l'invasion du copyright, la FSF créa la notion de copyleft2.6 dans lequel la protection d'une oeuvre (un programme informatique) empêche explicitement son appropriation exclusive, y compris par son créateur: l'oeuvre peut être librement recopiée, modifiée, donnée, vendue, etc. Le copyleft est là pour assurer que toutes ces déclinaisons de l'oeuvre restent libres d'usage, de modification et de distribution par tous leurs utilisateurs. Il s'agit là d'un renversement fondamental de la notion du copyright. L'incarnation juridique de ce concept est la licence GPL créé dans ce but.
Le texte même de la GPL, dans son préambule explique bien le but assigné à la licence mise en place par la FSF : « Les licences relatives à la plupart des logiciels sont destinées à supprimer votre liberté de les partager et de les modifier. Par contraste, la licence publique générale GNU General Public License veut garantir votre liberté de partager et de modifier les logiciels libres, pour qu'ils soient vraiment libres pour tous leurs utilisateurs. »2.7.. Pour cela, la GPL met en place un mécanisme qui garantit que toutes versions dérivés d'un logiciel sous Licence GPL soit lui aussi sous licence GPL : ainsi se crée et se diffuse un ensemble de logiciels assurés d'être toujours librement disponibles dans toutes leurs versions.
IL est clairemenrt visible ici que le terrain de la GPL est politique, et vise à changer les rapport marchands entre les producteurs et les utilisateurs à l'avantage de ces derniers. Le fondateur de la GPL, Richard Stallman, a d'ailleurs participé aux derniers Forums Sociaux défendant sa vision d'une informatique libre.
Le système d'exploitation est la base logicielle installée sur l'ordinateur et dont le rôle principal est d'assurer la bonne communication entre le matériel (par exemple l'écran) et les applications (comme un logiciel de dessin qui doit afficher à l'écran).
Brique première et fondamentale de l'ordinateur, rien ne peut se faire sans lui. Pour cette raison, il est un point de contrôle privilégié sur l'ensemble des autres logiciels installés. De plus, au cours du temps, les tâches prises en charge par le système d'exploitation se sont élargies, en particulier dans les systèmes propriétaires2.8, renforçant encore leur emprise.
Vous avez compris, nous ne les aimons pas. Cependant, ce sont les plus connus et les plus répandus. Bien souvent livrés (de gré ou de force, mais vous le payez quand même) avec votre ordinateur, on ne vous a pas laissé beaucoup le choix.
Sur l'architecture Intel, ce sera une version de Windows, vendu par la multinationale américaine du logiciel Microsoft, et sur Macintosh une version de MacOS, délivré par la multinationale américaine Apple.
Si vous choisissez cette option vous prenez un certain nombre des risques énoncés en Section 2.2.1. Vous pouvez cependant en limiter l'impact en choisissant bien les logiciels que vous allez utiliser sur cette plate-forme et en améliorant autant que faire se peut la sécurité de votre machine (voir le Chapitre 4 sur la sécurité).
En ce qui concerne Windows, vous avez a priori le choix entre deux classes de systèmes. DOS et ses dérivés (Windows 95, 98 ou Millenium (Windows ME)), systèmes mono-utilisateur, et la série NT (Windows NT4, Windows 2000 ou 2k, Windows XP), systèmes multi-utilisateurs. Pour une meilleure cohabitation entre Linux et Windows, il est utile de savoir que Linux écrit difficilement sur les partitions NTFS (partitions gérées par les noyaux NT, 2000 et XP). Cependant, seuls les systèmes Windows NT4 (et antérieurs dans la série NT) ne permettent pas la gestion des partitions FAT16 ou FAT32 que Linux peut partager aisément avec Windows. Donc quelque soit votre version de Windows, assurez-vous que vous puissiez gérer une partition d'échange avec Linux en FAT.
En quelques mots, choisissez,
Sachez aussi que seuls les systèmes cités ci-dessus permettent le « partage de connexion Internet », c'est-à-dire d'avoir un seul modem (à fréquence vocale ou ADSL) connectant à Internet plusieurs ordinateurs, quelque soit le système de ces derniers, y compris Linux.
Sur Macintosh, choisissez de préférence MacOS X ou supérieur de préférence à MacOS 9 (sur du matériel neuf, dans peu de temps la question ne se posera même plus sauf pour des ordinateurs d'occasion). MacOS X se distingue de manière notable de Windows en ce qu'il est écrit sur la base d'un système Unix libre BSD (MacOS n'est pas libre lui-même cependant). Ceci le rend particulièrement intéressant car la quasi-totalité des applications Unix/Linux libres existantes fonctionneront sur ce système. Il peut donc vous offrir une transition douce entre un système propriétaire que vous connaissez et un Unix libre.
Ce sont des systèmes d'exploitation diffusés sous une licence libre telle que défini en Section 2.2. Le plus connu est bien sûr Linux, mais il existe aussi d'autres Unix libres tels que NetBSD ou FreeBSD. Nous parlerons essentiellement de Linux, néanmoins les différences ne sont pas fondamentales et le discours est valable pour d'autres Unix libres. Il existe aussi quelques systèmes libres non Unix, mais ils sont très peu répandus et nous n'en parlerons pas ici.
Linux fonctionnera sur les machines Intel ou compatibles comme sur les machines PowerPC : c'est un autre avantage du logiciel libre, on n'est plus que rarement tenu à une architecture donnée2.10. Le seul problème sera avec les applications non libres, si vous en utilisez (à noter que Java n'est pas libre est peut être source de certains de ces problèmes).
Le nombre de plates-formes matérielles supportées par les Unix libres est impressionnant et va, pour Linux, depuis le Palm-Pilot jusqu'aux gros calculateurs en passant par les consoles Playstation et bien sûr la plupart des PC Intel (et compatibles) et des Macintosh.
Des problèmes peuvent cependant apparaître avec certains périphériques mal choisis, en particulier ceux qui ne sont conçus que pour Windows (winprinter, winmodem, etc.). Il faut donc éviter certains constructeurs (telle Guillemot) qui ne publient pas les spécifications de leur matériel2.11.
Comme rappelé au début de ce chapitre (Section 2.1.3), un bon conseil est de réfléchir à ce problème avant même d'acheter (même si l'on ne compte pas installer Linux tout de suite) et de ne prendre lors de l'achat que du matériel fonctionnant sous Linux. De même qu'il est important d'avoir prévu plusieurs partitions (au moins les trois décrites précédemment) avant l'installation.
Enfin, un petit détail utile : si l'on a tout son système Windows sur des disques ou des partitions formatées FAT32 (cas standard avec Windows 95, Windows 98SE, Windows Millenium, cas optionnel avec Windows 2000 et Windows XP2.12), alors on peut utiliser Linux pour dépanner un Windows planté par un virus ou une fausse manipulation, ou en faire des sauvegardes.
Il est important de noter que contrairement aux systemes propriétaires, l'installation d'un systeme Linux ne s'arrete pas au systemes et à quelques utilitaires de bases. Les CD ou les sites de téléchargement mentionnés ci-dessous vous offriront une installation complete (traitements de texte, tableurs, outils graphiques, jeux, multimédia, outils de programation, etc.).
Est-il difficile d'utiliser ces systèmes ? À notre avis, pas plus que d'utiliser correctement MacOS ou Windows. Mais bien souvent les utilisateurs ont beaucoup plus d'expérience dans ces deux derniers, et le réaprentissage d'un système assez différent est délicat, surtout pour les accros exclusifs de la souris. De plus, il est vrai que les logiciels libres encouragent leurs utilisateurs à se former, à progresser et à, pourquoi pas, devenir auteurs de logiciels eux-mêmes : l'approche est forcément différente et plus exigeante.
Il faut quand même dire que les logiciels libres, et surtout les systèmes libres présentent une barrière psychologique à l'usage : beaucoup d'actions nécessitent de taper une commande avec des lettres et des chiffres, alors que Windows et les Macintosh ont habitué les usagers à choisir entre des boutons à cliquer à la souris. Il faut donc souvent réapprendre à écrire ! Mais à cet inconvénient psychologique correspond un énorme avantage : il est bien plus facile d'expliquer (par courriel ou par téléphone) une liste de commandes à saisir ligne par ligne, que d'expliquer à un néophyte que pour réduire une fenêtre « il faut cliquer dans la barre du haut (du haut de quoi...) sur le troisième bouton en partant de la droite (la droite de l'écran, ou le bord droit de la fenêtre peut-être réduite) qui comporte une barre basse noire sur fond gris ». Néamoins, la demande en interface graphique simples et accessibles a généré plusieurs projets libres donc les deux principaux, Gnome et KDE, offrent une interface graphique presque complete, ne nécéssistant quasiment plus d'accès à la lignede commande texte (avec, bien sûr, la perte d'efficacité associé à ce choix).
Si vous utilisez un système d'exploitation propriétaire, même s'il vous semble facile d'obtenir des logiciels propriétaires (de manière généralement illégale) pour réaliser vos travaux, nous vous invitons à réfléchir aux alternatives libres pour deux raisons principales :
Lorsque ce n'est pas mentionné, la licence d'utilisation du logiciel présenté est la GPL (voir Section 2.2.3).
Pour Linux, Windows et MacOS X (encore en bêta sur cette plate-forme), la suite OpenOffice est le logiciel de référence. Fonctionnalités quasi-équivalentes à celles de la suite Microsoft, permet d'importer et d'exporter presque tout document au format de cette dernière. Inconvénient notable : lourd, gourmand en mémoire et en processeur, ne tourne que sur une machine bien dotée (128Mo de RAM et processeur à 300MHz conseillé).
Alternatives : Koffice (Linux uniquement), la suite du projet KDE. Et divers outils plus efficaces, rapides et fonctionnels que ces suites :
Pour tous ces systèmes l'association internationale TUG (TEX Users Group, www.tug.org et son correspondant, l'association française GUTenberg (www.gutenberg.eu.org fournissent à un prix modique l'ensemble de la distribution TEX/LATEX sur un double cédérom appelé TEXLive2.13 qui permet l'installation sous Windows, sous Linux et sous les systèmes Unix.
À noter que LATEX (qui a servi à composer ce document) est parmi les logiciels de typographie les plus puissants, et le seul à permettre l'édition correcte de formules mathématiques complexes (il est largement utilisé par les scientifiques). Cependant, LATEX ne possède pas d'interface graphique mais est un langage de balise, ce qui peut rebuter les débutants. Pour ces raisons, il est indiqué aux usagers exigeants et prêts à faire l'effort (largement récompensé) de son apprentissage.
Le logiciel Grisby.
En dessin bitmap, évidement The Gimp (Linux, Windows et MacOS), un excellent logiciel de retouche d'image. En dessin vectoriel voir Sketch (Linux).
Pour l'image de synthèse, le modeleur Blender (Linux, Windows) et le logiciel de lancer de rayons Povray (Linux, Windows, MacOS X, licence en source ouverte, non libre cependant).
Le logiciel Evolution (Linux), ou l'intégré Mozilla (Linux, Windows, MacOS) qui, en plus d'être un navigateur Web, dispose de fonctions de messagerie électronique.
La référence reste les réseaux irc. La plupart d'entres eux sont non commerciaux (undernet, dalnet, etc.). Pour y accéder, les logiciels BitchX (mode texte) ou Xchat en mode graphique sous X11.
Pour se connecter aux messageries propriétaires (comme ICQ ou MSN messenger) le logiciel licq possède la qualité rare de pouvoir s'interfacer simultanément avec la plupart d'entre eux.
Le navigateur Mozilla (Linux, Windows, MacOS) est probablement le meilleur choix actuellement.
KDE propose aussi le navigateur Konqueror de bonne qualité.
Les outils pour créer et maintenir un site Web se partagent en différentes catégories. Les plus élémentaires servent à écrire des pages Web une à une, et commencent avec de simples outils textes tel Emacs ou vi pour aboutir aux interfaces graphiques de création de pages comme Amaya (licence type BSD). À considérer aussi le composeur intégré de Mozilla, ainsi que des logiciels comme Quanta (Unix seulement) du projet KDE.
Il existe ensuite des outils pour la gestion du contenu des sites Web, et nous ne pouvons que recommander l'excellent logiciel SPIP en ce domaine.
En ce qui concerne les bonnes pratiques quant à la réalisation d'un site Web, se reporter à la Section 3.7 de ce document.
Enfin, pour ceux qui sont à peu près à l'aise avec LATEX, il
existe des convertisseurs de LATEX vers HTML, très puissants pour ce
qui est des liens entre pages et la construction de documents
hautement structurés (table des matières, renvois, références
extérieures, etc.) mais qui est pauvre en ce qui concerne la
fabrication de pages Web très orientée graphique et présentation
(animation, superpositions de fenêtres, imagerie, etc.) : l'un des
plus efficace étant latex2html.
Certains sites proposent d'excellentes listes de logiciels adaptés à tous les usages. En ce qui concerne les logiciels libres adaptés à l'environnement Windows, voir GNUwin, pour une transition douce de Windows à Linux, l'excellent site Framasoft qui référence des logiciels souvent disponibles sur les deux plates-formes. Enfin, Je suis libre consacré uniquement aux logiciels libres sur plates-formes libres.
(...)
Indispensable pour se connecter au réseau, ils fournissent le transport TCP/IP2.14 entre votre machine et le reste du monde. C'est une activité qui va de légère (si l'on sous-loue des réseaux existants) à fortement capitalistique lorsque la compagnie est aussi investie au niveau des télécommunications (pose de câbles, satellites, etc.).
Cependant, quelques groupements progressistes ont pu mettre en place leurs réseaux, toutefois uniquement sur ligne téléphonique pour l'instant :
Du temps ou il existait un service public des télécommunications (mais ça remonte à loin...) nous aurions pu parler de France-Télécom et de sa filiale Internet Wanadoo. Il n'existe plus de raisons de particulariser ce fournisseur d'accès grand public, qui est maintenant souvent peu réceptif aux exigences plus spécifiques des utilisateurs de logiciels libres et dont l'assistance téléphonique ignore les usagers qui ne travaillent pas sous Windows.
(...)
Les FAI à éviter :
(...)
Alussinan.org a été créé afin d'offrir à ses utilisateurs la possibilité d'avoir une adresse publique (essentiellement dans les forums de discussion) sans recevoir de publicités ou autres attrape-couillons. Le courrier qui arrive sur le serveur est donc impitoyablement filtré avant d'être renvoyé à l'adresse finale de l'utilisateur.
(...)
(...)
Les associations militantes peuvent s'adresser au Réseau Associatif et Syndical qui a pour objectif de permettre aux associations progressistes, aux syndicats, aux organisations de citoyens, de communiquer au moyen des réseaux informatiques Internet. En particulier par l'ouverture d'espace web, de listes de diffusions, etc.
L'Autre est un hébergeur autogéré sous loi 1901 destiné à ses adhérents, peu onéreux, ouvert aux particuliers, associations et autres. L'adhésion à l'Autre implique cependant de participer (dans la mesure de ses moyens) à la gestion de l'association et de ses services.
ouvaton est un hébergeur sous forme de coopérative, de même que l'Autre, il est accessible à tous et peu coûteux. Tout comme l'Autre, il implique une certaine participation de ses coopérants, ne serait-ce que la participation à l'assemblée générale annuelle.
(...)
(...)
Yannick Patois